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L'Amiral Henry NOMY est né à Saint-Brieuc le 4 juin
1899. Entré à l'école navale en juin 1917, il est nommé Enseigne de Vaisseau de
2ème classe, en mars 1918, et embarque à bord de l'Aviso REGULUS affecté aux
patrouilles de Bretagne.
Breveté pilote en 1924, pionnier de l'aéronautique
navale, Nomy s'illustre en traversant en 1934
l'Atlnatique sud à bord de l'hydravion Santos-Dumont.
Jeune
Lieutenant de Vaisseau, il devient chef de l'escadrille de la Commission
d'Etudes Pratiques d'Aviation à Saint-Raphaël, de janvier 1927 à janvier 1930.
Dans ses fonctions, puis comme
Commandant de l'hydravion prototype SHORT "CALCUTA" et ensuite, trois ans après
comme Commandant de l'escadrille 3.E.1, il fera preuve de la même valeur qui
fait dire de lui qu'il est un exemple remarquable qui fait honneur à la Marine
et à l'Aviation.

En 1936, il commande la flottille d'aviation du
"Commandant TESTE" et en 1939, après un stage remarqué au Centre des Hautes
Etudes Navales, il prend le commandement du torpilleur BRANLEBAS à bord duquel
commence pour lui la deuxième guerre mondiale.

Commandant
la base aéronavale de Berk en 1940, il défend héroïquement
cette base avant d'être fait prisionnier.
Libéré
en juin
1941, résistant, Nomy gagne l'Afrique du Nord, puis commande la base aéronavale de Port-Lyautey
(Maroc) (10/41-06/42 ),
en août 1943 et entreprend de réorganiser
l'aéronautique navale.
Chef
du service central aéronautique en 1944, il participe
au débarquement de Provences.
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'Etat-Major interallié
influencé par les Américains, décida
de bonne heure le 15 août de pilonner la plage et la périphérie de
Saint-Raphaël, où les Allemands opposaient une vive résistance.
L'exécution
de cette décision équivalait à la destruction complète de la ville.
Seul, NOMY s'éleva non sans véhémence,
contre cette décision. D'abord stratégiquement, sentimentalement ensuite, il
s'opposa à la réalisation de cette initiative. Finalement, l'Etat Major qui
délibérait sur le "Catoctin", se range à l'avis du commandant de l'Aéronautique.
NOMY avait gagné la partie. Saint-Raphaël, déjà mutilée, ne serait pas
détruite. <<<
Contre
Amiral en février 1945, sous-chef d'Etat-major général
en juillet 1947, inspecteur général de l'aéronautique
navale en septembre 1949, Vice Amiral en janvier 1950,
inspecteur des Forces maritimes et aéronavales en octobre
suivant, Nomy devient chef d'Etat-major général de la
Marine en octobre 1951 et Vice Amiral d'Escadre
en décembre.
En
poste pendant neuf ans, l'amiral Nomy reconstruit la
Marine avec l'aide américaine et obtient la mise en
chantier de deux porte-avions.
Il
quitte le service actife en juillet 1960.
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29
avril 1960, au large de Lorient : Pierre
Messmer, ministre des Armées, accompagné
du chef d'état-major général de la Marine,
l'Amiral NOMY, assiste à la fin des essais
d'aviation sur le porte-avions (PA) Clémenceau.
Trois mois plus tard, le 30 juillet, c'est
le Foch qui est mis à flot à Brest.
En cette année où l'on célèbre le cinquantenaire
de l'aéronavale - le 14 novembre 1910, l'Américain
Eugène Ely réussissait à décoller, puis
à apponter sur le croiseur Birmingham
- La Marine nationale est à la veille d'être
dotée pour la première fois de son histoire,
de véritable PA de fabrication national
: Retour sur une renaissance.
Au
sortir de la guerre, Britanniques et Américains
au secours de l'Aéronavale.
La
marine est sortie de la deuxième guerre
mondiale considérablement affaiblie. Alors
que les PA ont remplacé les cuirassés comme
capital ships, elle ne dispose que du vieux
Béarn, cuirassé achevé en PA dans les années
vingt, qui n'estplus qu'un transport d'avions
depuis sa modernisation par les Américains,
en 1943-1944. Le transport d'hydravions
Commandant teste, sabordé à Toulon,
attend d'être renfloué.
Au
même moment,les PA américains et britanniques,
se comptent par dizaines...
Après
plusieurs tentatives infructueuses auprès
des américains, les britanniques acceptent
finalement de prêter deux bâtiments, de
valeur inégale. Le PA d'escorte Dixmude
(ex Bitex à l'origine un cargo américain
construit en 1940, et cédé à la Royal Navy)
est tranféré en avril 1945 ; le PA de combat
Arromanches (ex Colossus,
mis en service en 1944) suit en août 1946.

Le PA Arromanches appareillant de Toulon pour
l'Indochine. (Marius. Bar) A
la suite d'un accord négocié par le contre-amiral
NOMY, Londres s'engage à former pilotes
et officiers d'appontage dans les centres
de la R.A.F.
Dans
le cadre de l'OTAN, l'U.S. Navy transfert
deux PA de combat construits
en 1943, qui vont
être intensivement employés
en Indochine. Le premier en juin 1951, le
La Fayette (ex Langley) puis
un second le Bois-Belleau (ex Belleau
Wood), en septembre 1953. Elle cède
en outre, des avions de chasse (Corsair
et Hellcat), d'assaut (Helldiver)
et de lutte A.S.M. (TBM Avengex),
au total une centaine de chacun des trois
types. Enfin, d'avril 1950 à septembre 1957,
630 élèves pilotes, officiers et non-officiers,
partent se former outre-Atlantique.
L'amiral
NOMY, père de renouveau.
Le
renouveau de l'Aéronavale passe par un effort
national d'envergure. Le statut naval de
1952 l'organise et prévoit la constitution
d'une flotte de 540 000 t. à l'horizon 1970.
Couronnant les efforts conjoints des secrétaires
d'Etat qui se succèdent rue Royale, comme
de l'amiral NOMY, chef d'état-major depuis
octobre 1951, et du vice-amiral BARJOT,
inlassable prophète de l'aéronautique navale,
le Parlement autorise en 1954, la mise en
chantier d'un premier PA, puis d'un second,
l'année suivante.
1960,
année charnière.
En
juillet 1960, au moment de quitter la marine,
l'amiral NOMY sait qu'il a gagné son pari.
des bâtiments français construits à Brest
et Saint-Nazaire viennent progressivement
remplacer ceux prêtés ou vendus par les
anglo-américains. Le Clémenceau intègre
l'escadre de la méditerranée, quelques semaines
après la mise à flot définitive du Foch
et la mise sur cale du croiseur porte-hélicoptètes
La Résolue, bientôt rebaptisé Jeanne
d'Arc.
LE
CLEMENCEAU LA
JEANNE D'ARC

LE
FOCH
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