LES FOURRAGERES FRANÇAISES

 

 

 

 

 
 
 

 HISTORIQUE

 
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En tout premier, il ne faut pas faire la confusion entre  les ''cordelières'' les ''aiguilettes'' et les ''fourragères''.

 

LES CORDELIERES

 

Les policiers de la préfecture de police (PP) de Paris portent un cordon rouge aux couleurs de la Légion d’honneur. Quoique très ressemblante à la fourragère, ce cordon rouge est une cordelière de soie à un ferret. Elle est portée, en tenue de gala. La couleur rouge, symbolise la Légion d’honneur qui décore depuis août 1944 le drapeau des gardiens de la paix parisiens. Ces derniers ne peuvent porter une fourragère en raison d’un nombre insuffisant de citations obtenues.

 , il convient d’affirmer que oui, l Cette distinction est notable car elle fait de la préfecture de police la seule institution civile à porter cet attribut aux couleurs de la Légion d’honneur. Les policiers de la direction générale de la police nationale (DGPN) n’appartenant pas à la PP portent, eux, des aiguillettes blanches.

La cordelière rouge portée par les policiers parisiens n'est pas une fourragère militaire car leur drapeau, décoré de la Légion d'honneur les 12 octobre 1944, n'est pas un emblème militaire. De fait, si dans sa forme l’insigne porté par les policiers parisiens peut être visuellement assimilé à une fourragère aux couleurs de la Légion

d’honneur, au sens règlementaire, il n’en est pas une.

 

 

 

Cordelière des policiers de la Préfecture de Police de Paris (collection personnelle).

 

Détail du ferret en laiton.

 

 

Bouton de le Compagnie Républicaine de Sécurité. Marquage T  W & W  - Paris.

 

Non, non, ceci n'est pas une cordelière des policiers de la Préfecture de Police de Paris, simplement un porte-sifflet... (collection personnelle).

 

Sifflet de la Compagnie Républicaine de Sécurité.

 

 

LES AIGUILLETTES

 

Passons maintenant aux aiguillettes. Elles sont à l’origine des lacets permettant de réunir les différentes pièces de l’armure. Aujourd’hui, c'est un ornement d’uniforme porté par les gendarmes de la garde républicaine de Paris, les aides de camp et les officiers d’état-major. A la différence des fourragères et cordelières, la tresse est terminée par deux ferrets. Elles sont généralement attachées au premier bouton et à l’épaule droite de la veste d’uniforme.

Les aiguillettes des gardes républicains, portées sur le côté gauche de l’uniforme, sont de deux couleurs : rouge pour les gardes et or pour les officiers et gradés.

Certains personnels de la gendarmerie nationale portent, fixée à l’épaule gauche et en tenue de cérémonie, une aiguillette de soie blanche à ferrets d’argent, dont

l’existence remonte à 1720.

Le personnel officier et non-officier de la gendarmerie maritime, porte sur l’épaule gauche des aiguillettes blanches.

Des aiguillettes bleues ou dorées sont portées sur l’épaule gauche par les chefs de musique et le personnel des musiques de la flotte.

 

Aiguillette d'aide de camp.

Détail des ferrets.

Modèle de trèfle pour port au bouton d'épaule. Se porte sans épaulette dans la Marine nationale.

Aiguillette d'officier d'état-major de la Marine IVeme  République (collection personnelle)

 

 

Détail de la patte de fixation en feutrine écrue.

Aiguillette de la Compagnie Républicai,e de Sécurité.

 

Détails des ferrets en laiton argenté.

 Aiguillette des policiers de la Préfecture de Police de Paris (collection personnelle)

  

 

LES FOURRAGÈRES

 

 Originellemnt, les fourragères viennent du milieu agricole. C’était à l’origine, des cordes à fourrage que le soldat enroulait autour de son épaule. Elle était dépourvue de ferrets. C'était une simple corde avec de gros noeuds, de grosses tresses à ses extrémités qu'on appelait ''raquettes''. Les artilleurs et les hussards de Napoléon les adoptèrent. Après avoir disparu de l’uniforme en 1870, elles réapparaissent durant la grande guerre, en 1916 plus précisément.

 

La fourragère devient alors un insigne spécial destiné à rappeler d’une façon apparente et permanente les actions d’éclat de certains régiments et unités formant corps, cités à l’ordre de l’armée.

Elle est accordée pour un conflit nettement déterminé et limité dans le temps, comme la guerre 1914-1918, la guerre 1939-1945 et les opérations de guerre sur les théâtres d’opérations extérieurs.

 

La fourragère se compose d’un cordon rond partiellement natté à trois brins, terminé par un nœud et un ferret.

Elle se porte autour du bras gauche, fixée sur l’épaule par un bouton doré convexe de 12 mm spécialement cousu à cet effet sur le vêtement.

La fourragère est normalement portée avec la tenue de cérémonie. Elle est facultative en tenue de sortie et, en principe, interdite avec les tenues de service courant. Elle n’est pas portée avec la tenue de soirée.

 

Le droit au port de la fourragère est accordé à tous les militaires comptant à l’effectif et inscrits sur les contrôles des corps, compagnies ou unités auxquels elle a été attribuée. Elle est remise solennellement aux recrues lors de la présentation du drapeau. La fourragère est retirée aux militaires qui ont changé de corps ou d'unité.

Malheureusment beaucoup de personnes (surtout dans le monde de la réserve...) continuent à porter ces fourragères attribuées à une unité ou à un corps.

 

PORT A TITRE INDIVIDUEL.

 

Le port à titre individuel est acquis aux militaires ayant effectivement pris part à plusieurs faits de guerre visés dans les citations à l’ordre qui ont valu au corps

l’attribution de la fourragère :

  – deux pour la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre ;

  – quatre pour la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire ;

  – six pour la fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur ;

  – neuf pour la fourragère aux couleurs des rubans de la Croix de Guerre et de la Légion d’honneur ;

  – douze pour la fourragère aux couleurs des rubans de la Médaille militaire et de la Légion d’honneur ;

  – quinze pour la fourragère double aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur.

 

Ce droit au port de la fourragère est certifié par une attestation du chef de corps au moment de la radiation des contrôles.

Dans ce cas, la fourragère portera, sur un coulant ou une agrafe en métal placée au-dessus du ferret, le numéro du corps d’origine ou le nom de l’unité ou de la formation au titre de laquelle elle a été attribuée.

 

Seuls seront exclus de ce droit, en cas de changement de corps, les militaires qui, postérieurement à la délivrance de la fourragère, subiraient des condamnations ou tiendraient une conduite qui les rendraient indignes de conserver cet insigne. Dans ce cas, la décision sera prise par le chef de corps ou de service de l’intéressé.

Les militaires remplissant les conditions indiquées ci-dessus, pour conserver la fourragère, continueront à la porter aux mêmes couleurs, même si leur ancien corps venait à obtenir une fourragère d’un ou plusieurs échelons supérieurs.

 

D’autre part, si, changeant de corps et quittant une unité dotée de la fourragère, ils n’ont pris part effectivement qu’à un nombre d’actions donnant droit à une fourragère d’un échelon inférieur à celle que l’unité quittée s’est collectivement acquise, la seule fourragère qu’ils ont le droit de continuer à porter est celle que leur ont valu les actions auxquelles ils ont participé en personne.

 

Par exemple, un militaire quitte un régiment doté de la fourragère, aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire, après n’avoir pris part effectivement qu’à trois actions d’éclats : la fourragère à laquelle il aura droit désormais sera celle aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre.

 

  

 Ci-dessous, voici uniquement les fourragères attribuées aux unités et bâtiments de la Marine nationale

 

  MARINE NATIONALE

 

FOURRAGÈRE AU TITRE DE GUERRE 1914-1918

 

1 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur et du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 :

> Brigade des Fusiliers marins

> Demi-brigade des Fusilers marins

 

2 >  Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur :

> Bataillon des Fusiliers marins (15/05/1919)

 

 

3 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918

> 19-07-1916 : Les Sous-marins BERNOULLI - CUGNOT et le chalutier NORD CAPER

les officiers et marins de ces 3 bâtiments ont droit au port individuel de la fourragère s’ils remplissent les conditions prévues dans la circulaire des 01/10/1916 et 24/10/1916.

 

> 15-06-1918 : Le torpilleurs d'escadre CASQUE - Escadrille d'hydravions de Dunkerque - Sous-marin MONGE - Cuirassé garde-côtes REQUIN

> 11-02-191 :  Dragueur ORIENT

> 14-02-1919 :  Torpilleurs d'escadre BOUTEFEU et FOURCHE - Chalutier PARIS II

Contre torpilleur RENAUDIN

Les officiers et marins de ces 7 bâtiments  et d'une unité, ont droit au port individuel de la fourragère s’ils remplissent les conditions prévues dans la circulaire du 14-02-1919

 

> 17-05-1919 : Batterie de canonniers

les officiers et marins des batteries de canonniers marins ont droit au port individuel de la fourragère s’ils remplissent les conditions prévues par la circulaire du 17/05/1919

 

> 13-12-1919 : Cuirassés BOUVET et GAULOIS

les officiers et marins des batteries de canonniers marins ont droit au port individuel de la fourragère s’ils remplissent les conditions prévues par la circulaire du 13/12/1919

 

> 13-12-1919 : Dragueur PIOCHE - Torpilleur d'escadre BOUCLIER

Sous-marin CIRCE - Escadrille B. 102

       

Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18, avec et sans olive

 

  FOURRAGÈRE AU TITRE DE GUERRE 1939-1945

 

1 > Fourragère à la couleur du ruban de la Légion d’honneur et aux couleurs du ruban de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre 1939-1945

> Demi-brigade des Fusiliers marins ;

> 1er régiment de Fusiliers marins ;

> 1er bataillon de Fusilers marins commandos ;

> Régiment blindé de Fusiliers marins ;

> Commando parachutiste de l'Aéronautique navale.

 

    

Fourragère Légion d’honneur et aux couleurs du ruban de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre 1939-1945.

2 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur et du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945

> Sous-marin CASABIANCA

 

 

Fourragère portée par les marins du sous-marin CASABIANCA.

3 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire et aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945

> (23-08-1946) :Torpilleur SIROCO - Sous-marin RUBIS

 

 

Fourragère portée par les marins du sous-marin RUBIS.

4 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945

> (23-08-1946) : Croiseurs SUFREN,  MONTCALM et EMILE BERTIN ;

 Croiseurs légers le FANTASQUE, le TERRIBLE et le TRIOMPHANT ;

Torpilleurs d'escadre : le BISSON, le LANSQUENET, le MAMELUCK, le COMMANDANT BORRY et le COMMANDANT RIVIERE ;

Torpilleurs : Le FOUDROYANT, Le BOUCLIER, Le BRANLEBAS, La FLORE, l'INCOMPRISE, l'ADROIT La COMBATTANTE et le CYCLONE ;

Contre-torîlleurs : le TARTU, le BISON, le MALIN, le LEOPARD et le CHEVALIER PAUL;

Corvette des FNFL : l'ACONIT ;

Corvettes : la RENONCULE et la ROSELYS ;

Aviso : le COMMANDANT DUBOC ;

Aviso colonial ; le SAVORGNAN DE BRAZZA ;

Sous-marin des FNFL : le CURIE ET la JUNON ;

Sous-marins :  l'ARETHUSE, l'ORPHEE et la PROTEE ;

Croiseurs auxiliaires : X 6 EL-MANSOUR, X 16 EL-KANTARA, AD 90 BERNADETTE,  

P 21 CERONS; P 22 SAUTERNES ;

Chasseurs : 5, 9, 41 et 42 ;

Patrouilleur : MARGUERITE VI ;

Chalutier : ALBATROS II ;

Transport : JEANNE & GENEVIEVE ;

Escadrilles : A.B.1, A.B.2, A.C.1 et A.C.2 ;

Escadrille : B. 101 ;

1ère flottille de chasse : 1.F.C.

 

 

 

FOURRAGÈRE AU TITRE DES COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

 

Insigne de la Croix de la Libération cousu

 entre le ferret et et le nœud cordon.

Fourragère des compagnons de la Libération.

(Collection personnelle)

Revers de l'insigne : la réduction est au tiers de la croix de la Libération.

 

L’Ordre de la Libération est institué par le général de Gaulle en 1940 afin de récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées dans l’œuvre de libération de la France et de son Empire.

 

Deuxième ordre national français après la Légion d’honneur, et deuxième chancellerie nationale, l’Ordre de la Libération ne comporte qu’un seul titre, celui de Compagnon de la Libération et un insigne unique, la croix de la Libération. Au total, 1 038 croix de la Libération ont été décernées à des personnes physiques, 18 à des unités militaires et 5 à des communes françaises : Grenoble, l'Ile de Sein, Nantes, Paris, et Vassieux-en-vercors. Ce nombre restreint d’attribution donne à l’Ordre de la Libération un caractère exemplaire et fait de la croix de la Libération la distinction française la plus prestigieuse au titre de la Seconde Guerre mondiale.

 

L’article 5 de l’arrêté du 23 février 1996 donne la description précise de la fourragère de l’Ordre de la Libération : « La fourragère de l'Ordre de la Libération se compose d'un cordon rond, doublé sur la partie formant le tour du bras, dont les fils sont de nuances vert et noir mélangées rappelant les couleurs du ruban de la croix de la Libération. Une extrémité du cordon forme un trèfle et l'autre extrémité est munie d'un ferret et d'un coulant en métal uni de la couleur des boutons de l'uniforme porté par les militaires des unités, bâtiments de guerre et formations aériennes concernés ; audessus du ferret, le cordon forme un nœud à quatre tours. L'insigne de la croix de la Libération, d'un format réduit au tiers, est fixé entre le ferret et le nœud du cordon ».

 

ATTRIBUTION

 

Concernant les unités militaires, 18 sont Compagnons de la Libération. 3 de la Marine des Forces Françaises Libres - 6 de l'armée de l'Air et 9 de l'armée de Terre.

Aujourd'hui, les membres de ces unités portent la fourragère de l’Ordre de la Libération.

 

La répartition est la suivante :

 

MARINE DES FORCES NAVALES FRANCAISES LIBRES :

 

 

Sous-marin RUBIS

 

Corvette ACONIT

 

1er Régiment de Fusiliers Marins

 

ARMEE DE L'AIR :

 

L'escadrille de chasse n° 1

 

Le régiment de chasse NORMANDIE-NIEMEN

 

Le 2ème régiment de chasseurs parachutistes de l'armée de l'Air

 

Le groupe de bombardement LORRAINE

 

Le groupe de chasse ILE-de-FRANCE

 

Le groupe de chasse ALSACE

 

ARMEE DE TERRE :

 

Le bataillon de marche n° 1

 

La 13ème demi-brigade de la Légion Etrangère

 

Le bataillon d'Infanteride Marine et du Pacifique

 

Le régiment de marche du TCHAD

 

Le 2ème régiment d'Infanterie de Coloniale

 

Le 1er régiment d'Artillerie Coloniale

 

Le 1er groupe du 3ème régiment d'Artillerie Coloniale

 

Le 1er régiment de Marche des Spahis Marocains

 

Le 501ème régiment de Chars de Combat

 

CROIX DES COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

 

LA SYMBOLIQUE

 

On retrouve sur le croix de la Libération les insignes du combat (le glaive) et de la France (croix de Lorraine). Les couleurs du ruban ont été choisies par le général de Gaulle pour exprimer le deuil de la France (noir) et l'espérance de la Victoire (vert) qui est prédominant.

Au revers de l'écu, est inscrite en exergue la devise de l'orde '' PATRIAM SERVANDO - VICTORIAM TULIT''  (En servant la Patrie, il a remporte la Victoire).

    

Initialement, ce ruban était avec la médaille à gauche. j'ai mis un ruban des années 1970.  Le ruban ci-dessus, est un ruban du 2ème type (même époque que la médaille à gauche).

Détail de l'avers de la Croix de la Libération.

Détail du revers de la Croix de la Libération.

Médaille de la Croix de la Libération (collection personnelle)

 

1038 personnes ont été nommées Compagnons de la Libération, car elles se distinguées pour la libération de la France et son Empire.

Parmi ces 1038 personnes, on compte seulement 6 femmes. 271 l'ont été à titre posthume et 30 n'étaient pas françaises au moment de leur nomination.

 

86 marins sont compagnons de la Libération. Ces marins Compagnons, ont leur nom et leur origine gravés dans l'espace Traditions de l'Ecole navale.

Lien vers le site de l'école navale > http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_compagnons.htm

 

Hubert Amyot d'Inville

Robert Detroyat

Alexandre Lofi

Julien Roger

Bernard Anquetil

Joeph Domenget

Jean Mantelet

Henri Romanetti

Emmanuel d'Astier de la Vigerie

François Drogou

Michel Maurice-Bokanowski

Georges Rossignol

Philippe Auboyneau

Joseph Duhautoy-Schuffenecker

René Millet

Henri Rousselot

Jean Ayral

Baptiste Dupuis

André Morel

André Roux

Roger Barberot

René Duvauchelle

Pierre de Morsier

Louis Rubaud

Jacques Bauche

Honoré d'Estienne d'Orves

Emile Muselier

Alain Savary

André Bergeret

Jules Evenou

René de Naurois

Henri Schaerrer

Lucien Bernier

Gontran Gautier

Jean des Moutis

Etienne Schlumlberger

Roger Birot

Jean Gilbert

Yves Nonen

Philippe de Scitivaux

Jean Brasseur-Kermadec

Marcel Guaffi

Paul Ortoli

Jacques Sevestre

Roger Brias

Roger Guillamet

André Patou

Henry Silvy

Louis Broudin

Pierre Iehié

François Péron

Henri Simon-Dubuisson

Georges Cabanier

Philippe Kieffer

Guy Pérotin

Pierre Sonneville

Jean Cadéac-d'Arbaud

Robert Laurent

Pierre Ponchardier

Jacques Tayar

Paul Chausse

Yves le Dû

Edmond Popieul

Rolland terrier

Paul Chenailler

Pierre Le Goffic

Edouard Przybylski

Georges Thierry d'Argenlieu

Roland Claude

François le Guen

Jean-Marie Querville

François Tilly

Constant Colmay

Jean Lejeune

Louis Rebour

Elie France Touchaleaume

Robert Crémel

Georges le Sant

Jacques Renard

Jacques Trolley de Prévaux

Justin Dangel

Henri le Thomas

Paul Rimbaud

Joseph Vergos

 

Jean Levasseur

 

Paul Vibert

 

Source Internet >  https://www.ordredelaliberation.fr/

https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

 

 FOURRAGÈRE AU TITRE DES THÉÂTRES D'OPÉRATIONS EXTÉRIEURS

 

1 > Fourragère à la couleur du ruban de la Légion d’honneur et aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs.

> (19-01-1955) : 5ème B. 2 - Commando JAUBERT - Division navale d'Assaut n° 3 -

Escadrille 8. S - 28ème Flottille (ex. 8ème flottille).

 

 

2 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec olive aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs.

> (21-05-1952) : Commando FRANCOIS - Divisionnavale d'assaut n° 6 ;

> (12-03-1954) : Commando DE MONTFORT ;

> (19-01-1955) : Division navale d'assaut n° 11 - 11ème flottillee (ex. 1ère flottille).

 

 

3 > Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs.

> (25-02-1949) : FA.I.N. - 4ème flottille (héritière de l'escadrille A.B.2 ;

> (17-06-1954) : Division navale d'assaut n° 2, n° 4 et n° 8 - COMMANDANT ROBERT GIRAUD ;

> (17-03-1951) : F.A.I.S. - L.C.M. 22 - PAUL GOFFENEY.

> (14-03-1953) : Porte-avions ARROMANCHES.

> (21.04.1953) : L.C.I. 217.

> (06-06-1953) : ARQUEBUSE (ex LSSL 9022)

> (19-01-1955) : La RAPIERE (ex LSSL 6) - la HALLEBARDE - B.A.N. CAT LAI -

Division navale d'assaut n° 12.

 

 

 

 

FOURRAGERE DES FUSILIERS MARINS

 

 

 

 

 

 

FOURRAGERE DES COMMANDOS MARINE

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTE DES UNITÉS AYANT REÇU LA FOURRAGÈRE
AUX COULEURS DU RUBAN DE LA CROIX DE LA VALEUR MILITAIRE

 

Côte d'Ivoire 

Bâtiment de projection et de commandement Tonnerre.

 

Libye 

Porte-avion Charles-de-Gaulle  ;

Frégate Courbet ;

Aviso LV Lavallée ;

Sous-marin nucléaire d'attaque Améthyste.

 

Libye et Côte d'Ivoire 

Flottille 23F ;

Bâtiment de projection et de commandement Tonnerre.

  

Afghanistan et Libye 

Flottille 12F. 

 

              

Médaille de la croix de la Valeur Militaire (collection personnelle).

 

 

2 ou 3 citations > Fourragère de la croix de la Valeur Militaire, sans olive.

Voici les diférentes olives que l'on peut avoir sur la fourragère de la Croix de la Valeur Militaire.

> 2 ou 3 citations, pas d'olive ;

> 4 ou 5 citations, une olive aux couleurs du ruban de la Médaille militaire ;

> 6 ou 7 citations, une olive aux couleurs du ruban de la médaille militaire (partie inférieure) et de la Légion d'honneur (partie supérieure) ;

> 8 ou 9 citations, une olive à la couleur du ruban de la Légion d'honneur;

> 10 citations, une olive aux couleurs du ruban de la médaille militaire (partie inférieure) et de la Légion d'honneur (partie supérieure) séparées par un liseré blanc.

 

 

 

 

INSTRUCTION du 15 juin 1918
relative à la réglementation :
1° du port de la fourragère par les officiers et marins à titre collectif et à titre individuel ;
2° de la marque distinctive des bâtiments auxquels la fourragère a été conférée

J.O. du 15 juin 1918 - Page 5241

  

Réglementation concernant la fourragère. — Droit au port de cet insigne à titre collectif et à titre individuel. — Marque distinctive des bâtiments auxquels la fourragère a été conférée.

Paris, le 15 juin l9l8.

La fourragère, instituée par la circulaire du 1er juin 1916 ( B. 0., p. 637 ), est destinée à rappeler d'une façon apparente et permanente les actions d'éclat de certains bâtiments cités à l'ordre de l'armée.
Cet insigne, dont le descriptif est fixé par la circulaire du 4 juin 1916 ( B. 0., p. 663 ), s'attache au bord de l'épaule gauche, fait le tour du bras et revient s'agrafer sur l'épaule. La fourragère est tressée :

1° Aux couleurs du ruban de la croix de guerre ( rouge et vert ), pour les bâtiments ayant deux ou trois citations à l'ordre de l'armée (1) ;

2° Aux couleurs du ruban de la Médaille militaire ( jaune et vert ) pour les bâtiments ayant quatre ou cinq citations à l'ordre de l'armée ;

3° Aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur ( rouge ) pour les bâtiments ayant six citations et plus à l'ordre de l'armée.

Les bâtiments cités à l'ordre de l'armée qui ont droit au port de la fourragère, sont désignés par le ministre de la marine. Mention de ces désignations est faite au Journal officiel de la République française et au Bulletin officiel du ministère de la marine.

La fourragère est portée par les officiers et marins de tous grades pendant la durée de leur embarquement sur l'un des bâtiments ainsi désignés ; elle est considérée comme faisant partie de l'uniforme de l'équipage de ces bâtiments. Le droit au port de cet insigne à titre collectif cesse au moment du débarquement de l'unité considérée. Les tenues comportant le port de la fourragère sont celles fixées par la circulaire du 19 juillet 1916 ( B. O., p. 60 ).

PORT DE LA FOURRAGÈRE A TITRE INDIVIDUEL.

Les officiers et marins de tous grades ayant effectivement pris part aux deux faits de guerre ( quatre pour la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire, six pour celle à la couleur de la Légion d'honneur ) visés dans les citations à l'ordre qui ont valu au bâtiment l'attribution de la fourragère, auront le droit de la conserver, pendant toute la durée de leur présence sous les drapeaux, quelles que soient leurs affectations ultérieures (2). Ce droit sera certifié par une attestation du commandant du bâtiment, au moment du débarquement de l'intéressé. Dans ce cas, la fourragère portera sur une agrafe en métal le nom du bâtiment au titre duquel elle a été attribuée.

Seront seuls exclus de ce droit, en cas de changement d'affectation, les marins de tous grades qui, postérieurement à la délivrance de la fourragère, subiraient des condamnations ou tiendraient une conduite qui les rendraient indignes de conserver cet insigne. Dans ce cas, la décision sera prise par le commandant du bâtiment (3) sur lequel est embarqué l'intéressé.

Les marins remplissant les conditions indiquées ci-dessus pour conserver, soit la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, soit celle aux couleurs de la Médaille militaire, après changement d'affectation, continueront à porter cette même fourragère rouge et vert ou jaune et vert, si leur ancien bâtiment obtient, par la suite, la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire ou celle de la couleur de la Légion d'honneur.

D'autre part, les marins provenant d'un bâtiment ayant la fourragère jaune et vert ou la fourragère rouge, pourront, après débarquement, porter la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre ou celle aux couleurs de la Médaille militaire, s'ils ont pris part effectivement aux faits de guerre visés dans deux ( ou quatre ) des citations à l'ordre de l'armée obtenues par ce bâtiment.

Les mêmes règles seront appliquées au personnel provenant des formations de la marine mises à la disposition du département de la guerre, auxquelles le général commandant en chef aura conféré la fourragère, avec cette différence, toutefois, que les officiers et marins de la brigade qui ont pris part effectivement au fait de guerre visé dans la première citation à l'ordre de l'armée, à la suite de laquelle la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre a été conférée à cette formation (4), ont droit, à titre individuel, au port de la fourragère rouge et vert ; ils ont droit à la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire lorsqu'ils ont pris part, en outre, à deux des autres faits de guerre qui ont valu à la brigade ou au bataillon une citation à l'ordre de l'armée.

MARQUES DISTINCTIVES DES BÂTIMENTS QUI ONT OBTENU LA FOURRAGÈRE.

Les bâtiments qui ont obtenu la fourragère porteront une marque distinctive spéciale. Cette marque sera constituée par une flamme dont le dessin sera indiqué ultérieurement et dont la couleur de fond, vert, jaune ou rouge, rappellera la couleur principale des trois modèles de fourragère indiqués ci-dessus.

Les bâtiments dont l'équipage aura reçu la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, de la Médaille militaire ou de la Légion d'honneur, auront le droit d'arborer la flamme spéciale correspondante. Cette flamme sera hissée à l'avant du bâtiment, aux lieu et place du pavillon de beaupré, à une hauteur suffisante pour être nettement dégagée des pavois ou de la tente du gaillard d'avant. Elle ne sera portée qu'au mouillage ou à la mer avec le petit pavois.

Les bâtiments de commerce qui auront été l'objet de citations à l'ordre de l'armée pourront, sur décision du ministre de la marine, arborer la flamme spéciale dans les mêmes conditions que les bâtiments de guerre.

Georges Leygues.

(1) Les bâtiments qui, par décision du 1er octobre 1916, ont reçu la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, conservent leurs droits à cet insigne et pourront recevoir la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire pour deux citations nouvelles et la fourragère à la couleur de la Légion d'honneur pour quatre citations.

(2) Les bâtiments qui, par décision du 1er octobre 1916, ont reçu la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre conservent leurs droits à cet insigne et pourront recevoir la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire pour deux citations nouvelles et la fourragère à la couleur de la Légion d'honneur pour quatre citations.

(3) Commandant de l'unité administrative à laquelle appartient le bâtiment, quand celui-ci ne constitue pas lui-même une unité administrative.

(4) Voir circulaire du 1er octobre 1916 ( B O. p. 378 ).

 

 

 

 

SOURCE  > SITE INTERNET : france-phaleristique.com/fourageres.htm

 

 

 http://www.france-phaleristique.com/fourrageres.htm

 

 https://www.le-revers-de-la-medaille.fr/2021/08/25/pourquoi-les-policiers-de-la-prefecture-de-police-portent-une-fourragere-aux-couleurs-de-la-legion-dhonneur/

 

 

http://fourrageres.blogspot.com/2010/10/fourrageres-aiguillettes.html

 

 

 

 

 

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